Aujourd’hui le Parlement européen donne un message très important à tous les citoyens européens et aux leaders qui doivent se réunir au Conseil européen le 23 avril. Un message d’ambition, un message de courage, un message d’innovation.

Et nous, Renaissance, nous avons joué un rôle central pour obtenir ce résultat. Tout d’abord en travaillant sur la réponse économique. Une réponse économique fondée sur la BCE, le Mécanisme européen de stabilité, sur l’assurance chômage de la Commission européenne, comme nous avions proposé pendant la campagne électorale. Une réponse fondée sur les fonds à disposition des régions, mais surtout sur un instrument nouveau qui va nous permettre de mobiliser de nouvelles ressources : les Recovery Bonds.

Jusqu’ici l’Europe a mobilisé plus de 1.700 milliards d’euros pour faire face à la crise et à l’urgence du Coronavirus. Nous devons en ajouter au moins encore 500 milliards. Avec la proposition des Recovery Bonds, des obligations pour la relance économique et sociale, qui sont parfaitement cohérents avec la proposition d’un Fond pour la reprise économique et sociale, présentée par le gouvernement français, en vue du Sommet.

Une réponse importante, dans laquelle nous avons joué un rôle central, déjà à l’intérieur du groupe Renew Europe. On a conduit des forces comme le DVV, le parti libéral de Mark Rutte (Pays-Bas), à voter pour cette proposition. Et dans la négociation avec les autres groupes. Ce que nous avons présenté c’est le maximum que le Parti populaire européen (dont fait partie la CDU d’Angela Merkel) pouvait accepter. C’est le minimum que les Socio-démocrates et les Verts pouvaient accepter.

Il s’agit donc d’un compromis équilibré très avancé, qui offre au Parlement la possibilité de prendre une position très forte. Une position très forte sur l’économie. Une position très forte sur la santé, car il est clair que nous devons faire mieux et plus en tant qu’Européens dans le domaine de la santé. Une position très forte aussi pour repenser l’avenir tout en protégeant l’Etat de droit et nos démocraties. Il y a là un message très important : l’état d’urgence sanitaire ne peut pas remettre en cause l’Etat de droit, les principes démocratiques et les libertés fondamentales. Ceci est un message clair vis-à-vis de la Hongrie et de la Pologne.

Il s’agit aussi d’un engagement fort pour reformer de façon importante et profonde l’Union européenne. Le Président Macron a raison : nous devons penser l’impensable. Et le Parlement européen a fait quelque chose qui était impensable. Il a construit un compromis entre groupes politiques sur des questions sur lesquelles il n’y avait jamais eu d’accord auparavant. Le Parlement européen exprime la voix des citoyens. Si le Conseil européen veut trouver une solution claire et rapide, il n’a qu’à suivre les indications et les orientations du Parlement européen, dans lesquelles Renaissance et Renew Europe ont joué un rôle central pour une Europe plus forte, pour une Europe plus politique, pour une Europe plus sociale et pour une Europe plus démocratique.