Si Denis de Rougemont nous invitait à « faire des Européens » afin de faire l’Europe, Emmanuel Macron lui s’est érigé comme le leader de cette nouvelle génération d’Européens qui a eu la chance de s’éduquer dans une Europe ouverte, où les personnes et les idées circulaient, se rencontraient et s’enrichissaient mutuellement.

Aujourd’hui, nous célébrons les 3 ans d’Emmanuel Macron à la Présidence de la République. Difficile d’employer un vocabulaire festif dans un contexte pareil alors que toute l’Europe pleure ses morts et ses malades.

Pourtant, je souhaite saisir l’occasion pour saluer l’homme d’action qu’il a su être depuis son élection.
Elu sur un programme ambitieux et profondément progressiste, il a également été le premier à incarner dans un programme présidentiel une volonté forte de renouveau européen.

En effet, Emmanuel Macron a su percevoir et mettre en avant que la relance nationale passait par son intégration au sein d’un projet supranational : l’Europe.

C’est tout le sens du « Et en même temps » scandé lors de la campagne présidentielle.
A l’époque, bien avant son élection, je retrouvais dans sa démarche l’esprit des pères fondateurs de l’Europe. Il incarnait avec force et conviction les ambitions d’une génération d’Européens, la génération Erasmus, dont je suis moi-même issu. C’est pourquoi je n’ai pas attendu sa déclaration de candidature pour lui témoigner tout mon soutien et toute mon admiration dans la démarche qu’il entreprenait

Si Denis de Rougemont nous invitait à « faire des Européens » afin de faire l’Europe, Emmanuel Macron lui s’est érigé comme le leader de cette nouvelle génération d’Européens qui a eu la chance de s’éduquer dans une Europe ouverte, où les personnes et les idées circulaient, se rencontraient et s’enrichissaient mutuellement.

Quand j’étais Ministre aux Affaires européennes en Italie, nous avons mené ensemble la bataille pour les listes transnationales, convaincus tous les deux que l’Europe ne pourrait pas être pleinement démocratique tant que le débat politique resterait cantonné à l’échelle des Etats. Même si nous n’avons pas remporté cette bataille, je n’ai pas hésité une seconde en 2018 à m’engager avec Renaissance pour construire une nouvelle alliance des forces progressistes d’Europe en vue des élections européennes de 2019. Mon engagement actuel dans la délégation Renaissance au Parlement européen n’a qu’un but : continuer de forger une Europe puissance démocratique, un espace politique et citoyen qui dépasse les frontières nationales.

C’est donc pour cela qu’aujourd’hui, à l’occasion du troisième anniversaire de l’arrivée du Président Emmanuel Macron à l’Elysée, il est plus important que jamais de rappeler les raisons de notre engagement à ses côtés. La pandémie du COVID19 révèle le besoin d’une Europe unie et forte. Les citoyens attendent plus de l’Union européenne, dans les domaine de la santé, de la protection sociale, de la recherche, de l’industrie ou du développement durable. Ils ont pris conscience de l’importance d’une Europe souveraine.

Pourtant, jamais les populismes et le nationalisme n’ont fait peser sur le continent une si grande menace depuis la fin de la Guerre froide. J’ai expérimenté dans mon pays les effets des populismes après la victoire de la Ligue de Matteo Salvini et du Mouvement Cinq étoiles de Luigi di Maio. La victoire du projet d’Emmanuel Macron, “et de droite et de gauche”, est la condition sine qua non de la survie de l’Union européenne et de son évolution vers le fédéralisme que j’appelle de mes vœux. Je continuerai donc d’apporter mon plus grand soutien au Président de la République car il est le seul à avoir la volonté de redonner aux Européens la capacité de décider de leur destin.