Avec la crise du COVID-19, nous sommes entrés de manière irréversible dans la digitalisation.

Mais nos règles elles, ont déjà plus de 20 ans, ce qui dans le numérique correspond à plus d’un siècle de retard. 

En retard, car le cercle vertueux et pleins d’opportunités que nous présentait Internet nous montre aujourd’hui ses limites. Facebook, Instagram, Snapchat, Twitter n’existaient pas en 2000.

C’est un enjeu d’innovation, de compétitivité. C’est aussi un enjeu de libertés publiques et de sécurité collective. La terrible attaque qui s’est déroulée en France le 16 octobre à Conflans nous montre encore une fois l’urgence de légiférer et de répondre à nos responsabilités. Soyons courageux.

Aujourd’hui, appelons ensemble :

• À un marché unique numérique sans barrières nationales disproportionnées et injustifiées !

• À faire face aux risques pour les citoyens et pour nos libertés !

• À augmenter et encadrer la responsabilité des plateformes !

Aucune complaisance ne doit être admise envers les contenus illégaux sur les réseaux sociaux.

Comme il a été dit : « Être libre signifie avant tout être responsable ».
Cette maxime vaut pour nous tous, citoyens ou plateformes, que ce soit dans la vie réelle ou virtuelle.

Appelons au civisme sur Internet. Et pensons aux victimes, d’aujourd’hui et de demain.

Les premiers rapports d’initiatives votés cette semaine par le Parlement présente un programme ambitieux et sont un signal fort envoyé à la Commission, qui présentera son texte le 2 décembre prochain, et devra se montrer, je l’espère, encore plus ambitieuse sur la “due diligence” et la lutte contre les contenus et pratiques illicites.