L’une des priorités de notre délégation Renaissance et de notre groupe Renew Europe a toujours été la protection des libertés et droits des citoyens européens.

En cette période cruciale où nous discutons du cadre financier pluriannuel de l’Union Européenne et du Plan de relance, ce principe occupe une grande partie de nos échanges : l’Etat de droit se doit d’être au cœur de la politique budgétaire de l’Union européenne. Il n’est plus admissible de laisser en Europe, des Etats membres violer en toute impunité les droits fondamentaux de nos citoyens européens.

Aussi, lors de cette session plénière d’Octobre, le Parlement européen a lancé un message clair : tout gouvernement qui violerait les droits et libertés garantis par les Traités ne devrait recevoir aucun centime des fonds européens.

Il appartient désormais aux Etats membres, via le Conseil de l’Union européenne, de prendre une décision.

Il est vrai qu’en période de crise sanitaire, il est essentiel de soutenir les pays dans leur plan de relance. Toutefois, les priorités économiques ne peuvent pas être compatibles avec l’adoption de politiques liberticides.

Aussi, notre Union ne peut se retrouver en otage en raison des chantages de quelques uns. À nous, fiers européens, fidèles à la démocratie, de nous montrer unis face aux menaces de blocage faites par des aspirants dictateurs comme Orban.  

S’il est vrai que l’allocation des fonds doit être bloquée aux gouvernements qui violeraient l’Etat de droit, il est néanmoins nécessaire d’éviter que les citoyens, ONGs et élus locaux en payent le prix.

C’est pour cette raison, qu’avec mes collègues Renew Europe, nous avons proposé un mécanisme de “conditionnalité intelligente” (smart conditionality) afin que ces citoyens ne soient pas victimes une seconde fois par les violations de leurs libertés.

Par ce mécanisme, la Commission européenne obtiendrait à nouveau le contrôle des fonds européens en cas d’adoption de politiques liberticides par certains gouvernements, et pourra les gérer exclusivement ou les déléguer à une entité européenne ou locale prédéterminée.