Si vous demandez à rejoindre un club, vous devez respecter les règles que tous les membres se sont fixées. Si vous n’aimez pas ces règles : soit vous le quittez, soit vous essayez de les changer avec le soutien de la majorité des membres.

Parmi les règles que l’Union européenne s’est fixées depuis sa création, figurent celles sur le respect des droits fondamentaux, des libertés démocratiques, de l’indépendance de l’information et du pouvoir judiciaire, et la lutte contre la corruption.

La Pologne et la Hongrie ont rejoint le club de l’UE, revendiquant principalement les avantages économiques de l’adhésion, mais ces dernières ne veulent plus se conformer aux règles énoncées à l’article 2 du traité.

Dans la pratique, ces pays se font passer pour des Européens quand il s’agit de recevoir des milliards d’euros européens, puis nationalistes quand ils doivent respecter les règles et les valeurs qu’ils ont signées. Trop facile !

Et pourtant, cette position inadmissible trouve le soutien des souverainistes du reste de l’Europe. À commencer par la France : au mieux, des idiots utiles d’Orbán ou du PiS, qui vont à l’encontre des intérêts de notre pays. « La France d’abord », disent-ils ! Leur seul et véritable objectif, souvent même déclaré publiquement, est de détruire l’Union européenne.
Le Pen exalte Orbán, l’allié européen de Bellamy, tandis qu’Orbán se bat contre la France sur le plan de relance et l’immigration.
Dans une enquête récente, 77% des citoyens européens ont déclaré qu’ils étaient favorables au refus de fonds de l’UE à ceux qui violent l’état de droit. Comme toujours, les citoyens sont beaucoup plus sensibles au respect des libertés que divers gouvernements qui gardent le silence et qui justifient et défendent les graves violations perpétrées par certains gouvernements qui leur sont alliés.

L’Union européenne a été créée pour garantir à nos peuples la liberté, la paix et la démocratie. Ceux qui ne respectent pas et ne reconnaissent pas ces principes s’inscrivent en dehors de notre histoire et s’isoleront.

Tout cela n’est qu’une leçon de bluff : les Polonais, Hongrois et leurs alliés nationalistes. Et s’ils ne cèdent pas, nous irons de l’avant avec les gouvernements et les peuples qui veulent protéger les droits et la démocratie.

 

Sourcehttps://bit.ly/2UFZPgf